đź’Ą Une crise, des crises : la crise du choix
Et si pour résoudre la crise écologique, il ne fallait pas traiter d’écologie ?
🌴♻️🤔đź’
Le combo libéral (démocratie / capitalisme) dans lequel nous vivons part d’une promesse simple : l’individu, capable d’exercer son libre arbitre, fait des choix égoïstes au quotidien pour servir son intérêt personnel - et ça suffit.
Il vote aux élections ; il “vote avec son portefeuille” à chaque achat pour signaler ce qu’il désire… et le “système” s’occupe du reste.
Les humanistes sont donc face à un dilemme apparent : comment les individus peuvent choisir de détruire la planète si in-fine cela va se retourner contre eux ?
👹 On peut commencer à imaginer des conspirations, des systèmes qui se retournent contre l’Homme, des cabales diaboliques, une manipulation des puissants contre le peuple.
👹 Ou bien tout simplement dire que les individus sont nuls et bêtes (les autres, pas nous, hein) et prennent de mauvaises décisions. “Une bonne vieille dictature”, voilà ce qu’il nous faut !
💡 Ou alors, on peut essayer de prendre un pas de recul, d’adopter une pensée systémique , afin de voir certains phénomènes non pas comme le problème en soi mais des symptômes de problèmes plus larges.
Est-ce un hasard si nous semblons souffrir de plusieurs crises simultanées ?
Si nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur les mesures pour protéger notre planète, pour faire évoluer notre société vers un modèle plus inclusif et apaisé, pour adapter nos process démocratiques pour un modèle plus juste et efficace… est-ce le signe d’un problème concernant l’écologie, la société, la démocratie, ou plutôt celui de notre incapacité à nous parler, nous mettre d’accord sur une réalité commune et partager les coûts et les bénéfices ?
Et donc in fine, … nous, individus doués de libre-arbitre, avons peut-être une une mission impossible : celle de choisir pour notre propre bien, en conscience.
Nous vivons une seule crise : la crise du choix.

Si nous pouvions percevoir et comprendre TOUTES les conséquences de nos achats et de nos votes, ressentir et comprendre les sacrifices demandés et les bénéfices promis, nous pourrions choisir un mode de vie plus respectueux de la planète, de soi-même et des autres.
C’est ça, le défi des humaniste modernes (que j’appelle “Réhumanistes”) : permettre à nouveau le choix individuel, dans un monde plus complexe que jamais.
Non seulement comprendre intellectuellement mais aussi presque instinctivement tous les impacts de nos choix du quotidien.
Pour toujours servir son intérêt personnel, mais l’élargir suffisamment pour prendre en compte le long-terme… et voir son intérêt dans celui des autres.
Et, au passage, (presque) sans effort, résoudre la crise écologique